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Archives de la catégorie ‘Asiatique’

Après mes bonnes adresses chinoises (Sinorama, Auciel, Nouveau Village Tao Tao), je partage aujourd’hui avec vous l’une de mes adresses préférées : ma cantine vietnamienne ! Pour mes nouveaux lecteurs, je précise que je suis d’origine vietnamienne par ma mère et que c’est une cuisine que j’affectionne particulièrement, parce qu’elle est le symbole de mes origines, mais aussi pour sa finesse et sa délicatesse. Sans chauvinisme, j’affirme que c’est la cuisine la plus raffinée des cuisines d’Asie, car elle est très légère, peu grasse, peu sucrée, très parfumée, peu épicée. Juste toute en douceur et en parfums. Un vrai bonheur !

Cette adresse se situe dans le quartier parisien de Belleville, quartier connu pour ses restaurants et commerces asiatiques. Il s’agit d’une véritable cantine, et par là j’entends qu’il ne faut surtout pas imaginer une jolie déco, un service souriant, et une ambiance feutrée. Non, c’est tout le contraire ! Des éclats de voix, des baguettes qui s’entrechoquent, un service à l’arrache, parfois même un peu sec, et zéro déco. Voilà, le cadre est dressé ! Cette cantine est très grande : 4 salles au total, dont une grande et trois plus petites. L’avantage ? Même le week-end, quand le resto est blindé, il est rare d’attendre longtemps…

Dans l’assiette, un bonheur !! Dông Huông propose toutes les spécialités du Vietnam, et notamment du Nord du Vietnam (que l’on trouve assez rarement).

J’y suis allée de nombreuses fois, et en général, quand je fais découvrir l’adresse à des amis novices, j’ai l’habitude de commander des entrées que nous partageons, puis chacun choisit son plat.

Un petit mot sur les boissons, d’abord ! Car il est primordial d’en parler… Vous pourrez goûter ici la boisson préférée de mon père et de mon ami : le quatre saisons ! C’est une boisson étonnante à base de lait de coco, avec tout plein de morceaux de gelée colorée dans le fond du verre… OK, ça ne paraît pas ragoûtant comme ça, mais c’est juste délicieux, vraiment ! Et les saveurs sont tout à fait adaptées à un palais occidental… c’est sucré, doux, on dirait un dessert !

Le "quatre saisons"

Sinon, pour les moins aventuriers, je recommande le thé au lait, un thé glacé asiatique, avec du lait concentré sucré… Une boisson régressive à souhait !

Le thé au lait concentré sucré

Mes recommandations sont les suivantes. En entrée, je prends toujours des banh cuon, des bi cuon, et des cha gio.

Les banh cuon (prononcez bang kouone) sont des raviolis du Nord du Vietnam (littéralement "gâteaux enroulés"). La pâte est à base de farine de riz, et la farce est composée de porc haché et de champignons noirs. Le tout est cuit à la vapeur et servi avec des oignons frits.

Les bi cuon (prononcez bi kouone) sont de mini rouleaux de printemps, mais au porc émincé (sans crevettes).

Cha gio (prononcez tcha zo), c’est l’autre nom des nems (on dit nem dans le nord du pays, cha gio dans le sud). Il faut savoir que les nems sont une spécialité vietnamienne. Ceux que vous mangerez ici vous feront rapidement comprendre en quoi ceux que vous trouvez dans les restaurants chinois sont une pâle copie… Ces nems-là sont frits minute, donc très croustillants, avec une farce fraîche et très parfumée.

En plat, je recommande la spécialité du Nord : le pho ! Cette soupe est composée de nouilles de riz dans un bouillon de bœuf dégraissé, assaisonné au citron, à la coriandre, au basilic thaï, et au piment. Selon la version, vous y trouverez aussi des lamelles de bœuf, des boulettes de viande, du saté, ou des tripes. Ma préférée, c’est le pho bac, avec les lamelles de bœuf qui continuent à cuire dans le bouillon.

Le pho bac

Les accompagnements servis avec les pho

Mon chéri, lui, prend toujours le pho sate, aux cacahuètes.

Le pho sate

Quelle que soit la version choisie, c’est vraiment un délice, un plat à goûter absolument dans sa vie… C’est léger, parfumé, une explosion de saveurs dans une soupe ! Seul inconvénient : impossible de manger les pâtes sans s’éclabousser de bouillon !

Si une soupe ne vous tente pas, Dông Huông propose également un large choix de grillades vietnamiennes, ou des plats de riz. Mais également une spécialité du nord que j’adore : le chao tom, des brochettes de crevettes hachées sur une canne à sucre, servies avec des galettes de riz et de la salade. C’est très typique ! Mais je dois dire que celles de ma mère sont indétrônables…

Le chao tom

Pour ce qui est des desserts, la carte propose les classiques coco givrée, mouscoco, et autres glaces en sachets ! Mais la spécialité à tester absolument, c’est le chè ! Soit le chè bàp, soit le chè chuoi. Il s’agit d’un dessert à base de perles de tapioca dans du lait de coco, soit au maïs (chè bàp), soit à la banane (chuoi). La première version est réservée aux initiés, ou aux amateurs de découvertes insolites, car pour un palais européen, ça peut surprendre ! La deuxième version est moins originale, plus proche des saveurs françaises, mais pas moins délicieuse !

Le chè bàp

Les prix sont très très abordables : entre 5 et 7 € l’entrée, entre 7 et 11 € le plat. En général, je m’en tire pour moins d’une vingtaine d’euros, pour une entrée, un plat, un dessert, et une boisson. Et si vous avez un budget ultra short, un pho à 7 € suffit amplement à caler même un très grosse faim !

18 € par personne !

Je ne peux que vous recommander d’y aller, pour découvrir les véritables spécialités vietnamiennes. Parfait pour un repas sans prétention, entre potes ! A oublier pour un date romantique…! :-)

Dông Huông – 14, rue Louis-Bonnet 75011 Paris – M° Belleville (L2) – Tél. 01 43 38 25 74

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Il n’étais pas du tout prévu que j’atterrisse dans ce resto ce soir-là ! Avec des amis, nous avions prévu de dîner chinois ! Bien sûr, pas un de ces vulgaires traiteurs, non, une vraie cantine chinoise ! Finalement, rien ne se passe comme prévu… changements d’enseignes, restaurants complets… bref, on a terminé dans ce restaurant thaï, pas vraiment par choix, mais plutôt par dépit ! Oui… nous avions tellement mal aux pieds à force de chercher notre bonheur chinois, que nous nous sommes arrêtés dans le premier resto asiatique où il y avait de la place, et ce fut… Thaï Richer, à deux pas des Folies Bergères, dans le 9ème arrondissement de Paris; Déjà, un drôle de nom… un restaurant qui porte le nom de la rue où il se trouve, c’est déjà pas folichon… mais quand en plus il y a le pays d’origine du resto… c’est carrément un manque de créativité !

Bref, nous voilà donc installés tous les 5 dans une ambiance toute en rouge et noir comme Jeanne Mas !… et pas beaucoup de voisins ! Ah oui, et puis message pour le proprio: faudra penser à réparer la porte, il faut la défoncer pour pouvoir entrer !!

Ce qui est très drôle (ou pas), ce sont les 3 serveurs, plantés droits comme des soldats de plomb devant le bar, à vous épier l’œil en coin… pas hyper agréable !

La carte, c’est aussi un peu pour ça qu’on est entrés dans ce resto. Les menus sont hyper intéressants, et valables midi comme soir : un menu à 16 € comprenant apéritif, entrée, plat, et dessert ! Imbattable, donc. Et il y aussi une formule à 13 € comprenant apéritif, entrée et plat. Pour chaque composante du menu, il y a un choix d’environ 5-6 plats, et on peut aussi choisir son accompagnement (riz, nouilles, légumes, etc.).

Pour la prise de commande, sachez-le : la maison ne tolère aucun changement, et le fait savoir de manière plutôt sèche… non, on ne peut pas prendre un dessert à la place de l’entrée dans la formule à 13 €, et non on ne peut pas avoir un peu de riz en plus des légumes du plat !

En apéritif, j’ai pris le mojito, revisité par la maison avec du litchi ! C’était insolite et très parfumé, dosé comme il faut. L’un de mes amis a pris le Thaï Coco, un cocktail à base de vodka et de coco, qui semble-t-il était bon aussi.

En entrée, j’ai opté pour les raviolis de crevettes croustillants. Étonnant ! Ce sont des hakao (fameux raviolis de crevettes chinois), mais frits ! Pas mal, mais le rendu est un peu farineux et manque de légèreté.

Les raviolis aux crevettes frits

Mes amis ont choisi : la salade d’oranges thaï (excellente, très parfumée à la coriandre), la salade de poulet à la citronnelle (très parfumée, fraîche, avec de véritables effilochés de poulet rôti), et les rouleaux thaï (dont j’ai oublié la composition).

Les entrées

En plat, j’ai pris le poulet au lait de coco et au curry rouge. J’adore ce type de spécialité thaï : très parfumée, un peu épicée, un peu sucrée, bref… toutes les sensations réunies dans un plat ! J’ai pris ce poulet avec des nouilles sautées, très bonnes mais un peu trop grasses. Le poulet n’était pas trop sucré, comme j’aime. En revanche, il manquait un peu de piquant.

Le poulet au curry rouge et au lait de coco, nouilles sautées

Mes amis ont pris : le poulet grillé avec légumes sautés, le bo bun (plat vietnamien composé de bœuf sauté, de nems, et de vermicelles) avec légumes sautés, et le bœuf sauté avec des nouilles, Le tout de bonne facture et servi "comme à la maison" (un peu en vrac dans l’assiette, en toute simplicité !). J’ai particulièrement aimé les légumes de mes voisins, sautés au wok et légèrement croquants.

Le poulet grillé, légumes sautés

Le bo bun

Les légumes sautés du bo bun

Le bœuf sauté, nouilles sautées

En dessert, nous avons pris un flan thaï et de la banane au lait de coco. Déception pour la banane au lait de coco… j’espérais secrètement retrouver les inoubliables parfums du chè chuôi, dessert vietnamien à base de tapioca, de banane, et de lait de coco. Finalement… il s’agissait juste de morceaux de bananes baignant dans du lait de coco hyper (trop !) sucré. En revanche, coup de cœur pour le flan thaï, tout doux, parfumé, sucré ce qu’il faut, un dessert réconfortant comme on les aime !

Le flan thaï

La banane au lait de coco

En résumé, ce p’tit resto est surtout intéressant pour son rapport qualité-prix, très rare ! Ce n’est pas trop mal, mais je pense qu’on trouvera facilement meilleur thaï à Paris… si vous avez de bonnes adresses, n’hésitez d’ailleurs pas à les partager en commentant cet article ! Une amie m’avait parlé du resto "Mme Shawn", apparemment top… si vous avez testé, qu’en avez-vous pensé ?

Thaï Richer – 14, rue Richer 75009 Paris – M° Cadet (L7) – Tél. 01 42 46 65 94 – thai.richer@orange.fr – Ouvert 7j/7 (uniquement le soir le week-end) – Livraison possible tous les soirsPromotion de -40%

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Grâce à mon boulot en free-lance, je change souvent de bureau, et donc de quartier ! L’une des agences pour lesquelles je travaille régulièrement se trouve en plein cœur du quartier japonais à Paris, métro Pyramides. C’est l’occasion unique de découvrir toutes les spécialités japonaises… mais les vraies ! J’entends par là, pas les classiques makis, sushis, et autres yakitoris ! Non non non… car en réalité, il faut savoir que ces bouchées ne sont pas mangées couramment au Japon, mais plutôt pour les jours de fête. Au quotidien, les vraies spécialités sont plutôt les gyoza, les soba, les ramen, et autres okonomiyaki !

Donc me voilà partie pour vous faire découvrir les… okonomiyaki, chez Aki, la cantine jap spécialiste du genre ! J’y suis allée une première fois avec mon papa, puis avec une amie, puis avec mon amoureux ! Tous ont beaucoup aimé et je n’ai jamais été déçue !

La salle du rez-de-chaussée

L’endroit est simple, la déco pas très recherché, mobilier en bois classique. On ne peut pas réserver, donc sachez-le : c’est toujours plein ! Mais en général, l’attente n’est pas longue. Il y a deux niveaux, et un bar à chaque niveau auquel on peut s’attabler. Privilégiez le rez-de-chaussée, plus lumineux que le sous-sol.

Le comptoir du rez-de-chaussée

Mais… qu’est-ce que l’okonomiyaki, me direz-vous ?! Eh bien il s’agit d’une omelette ! Une omelette japonaise dont je tairai la composition exacte… pour la simple et bonne raison que je ne la connais pas ! hahaha ! Vous pouvez cependant choisir l’ingrédient principal, à savoir kimchi (légumes fermentés), porc (en fait, lard), bœuf, etc. L’omelette est assaisonnée d’une petite sauce sucrée (type barbecue) et d’une sorte de mayonnaise. Elle est servie dans un petit caquelon, sur un socle en bois. Pour la manger, vous utiliserez une petite palette en métal très pratique.

Ce plat est très complet, et croyez-moi, vous n’aurez plus faim après ! Les saveurs sont originales, un mélange de salé, d’acidulé, et de sucré. J’aime beaucoup ! Et ce que je préfère, ce sont les espèces de petits copeaux de ??? parsemés sur l’omelette et qui, sous l’effet de la chaleur, s’agitent sans cesse !

L'okonomiyaki

Au déjeuner, de nombreuses formules sont proposés, toutes très bon marché (10-12 €) ! Certaines avec une entrée (soupe, salade), d’autres avec des plats tels que le fameux porc pané, enfin celles avec l’okonomiyaki.

Au dîner, les plats sont un peu plus onéreux, mais le tout est globalement très intéressant, et accessible à toutes les bourses !

Je recommande les sashimis de saumon, c’est une entrée légère et généreuse. Le saumon cru est servi avec une sauce soja au gingembre corsée, un délice.

Les sashimis de saumon

Il y a une autre entrée originale et très savoureuse : les gyozas ! Mais pas n’importe lesquels… ici, les gyoza sont servis en potage ! Insolite !

Les gyoza

Et si vous souhaitez combler votre envie de sucré après le repas, ne cherchez pas : vous ne trouverez pas de dessert à la carte ! En revanche, le propriétaire du restaurant a ouvert juste en face une pâtisserie japonaise proposant éclairs au thé matcha, roulés au yuzu, et autres gâteaux revisités à la japonaise !

N’hésitez plus : testez !

Aki – 11 bis, rue Sainte-Anne 75001 Paris – M° Pyramides – Tél. 01 42 97 54 27

Aki Boulangerie au n°16 (juste en face)

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Chez Kittichai, à New York, non seulement vous mangerez bien dans un décor somptueux, mais surtout, vous pourrez observer les mannequins du coin et autres new yorkaises branchées venir se restaurer entre amis ! Vous le sentirez tout de suite en entrant, dîner ici, ça l’fait ! Comme on dit là-bas, c’est hip (et pas "hype", merci les beaufs).

Nous y sommes allés en amoureux pour la dernière soirée d’un voyage à New York, et nous ne l’avons pas regretté !

Déjà, le quartier est top : Soho, c’est quand même le summum du glamour, non ?

Le lieu est carrément canon. Bon ok, il fait presque noir à l’intérieur, mais faut ce qu’il faut pour avoir une ambiance intime non !? La déco vous emmène direct en Thaïlande, ou à Bali, bref dans un univers classe et raffiné à l’asiatique : une grande piscine centrale avec des fleurs de lotus qui flottent, plein de bougies partout, du bambou, des statues thaï, des orchidées en bouteille, etc. Un décor certes complètement mis en scène, mais c’est joliment fait et pas ostentatoire. Je vous conseille de regarder sur le site du restaurant (lien en bas de l’article) pour avoir une idée plus précise de la déco.

J’avais lu à plusieurs reprises que la musique était particulièrement forte, mais finalement, le volume était tout à fait correct. Les conversations des tables aux alentours étaient quant à elles, assez bruyantes. Mais rien de particulièrement différent des autres restaurants branchés.

Le service est très rapide (même un peu trop !), et c’est logique quand on voit le nombre de serveurs… (euh y’en a plus que de clients ou quoi ?). Un conseil, réservez car le restaurant ne désemplit pas.

Côté cuisine, il s’agit d’une cuisine fusion à forte orientation thaï. Nous avons choisi de prendre le menu dégustation pour 2, et je vous le conseille vivement car il vous permet de goûter à toutes les spécialités.

Tartare de thon, tartelettes, cacahuète, gingembre et citron vert

Une entrée très originale : le principe est de remplir les petites tartelettes d’un peu de thon cru puis de sauce sucrée au gingembre, pour un résultat très surprenant. Tartare très frais et goûteux. Sauce un peu trop sucrée. L’ensemble est bon et raffiné.

Gâteaux de poisson Kittichai, concombre et chutney d’oignon rouge

Délicieux petits gâteaux, encore une fois une entrée originale : les gâteaux sont enrobés de riz croustillant. Alliance appréciable de deux sensations : le croustillant et le fondant.

Salade de bœuf de Thaïlande du nord, haricots chinois, et poudre de riz gluant

Salade agréable, mais j’en ai mangé des meilleures en France… Celle-ci manquait de piquant et d’assaisonnement !

Poisson croustillant, piment vert et sauce galangal

Excellent plat de poisson, peau croustillante à souhait, et sauce légèrement acidulée. Mélange très parfumé et savoureux.

Truite frite, sauce thaï, jeunes pousses de Shangaï

Un plat très parfumé, une panure très croustillante.

Broccolis chinois sautés à l’ail et au gingembre

Superbes légumes, croquants juste comme il faut (certainement cuits au wok) !

Travers de boeuf braisés à la noix de coco, feuille de combawa, menthe et coriandre fraîches

J’ai adoré ce plat. Il réunit tous les parfums que j’aime ! Même si j’ai trouvé que la menthe et la coriandre manquaient de présence ! Et la présentation est trop joli dans ce petit bol.

Poulet bio au curry vert, aubergine thaï (euh… traduction approximative par mes soins !!), basilic

Une petite déception sur ce plat : le poulet était bon, mais sans plus, et les parfums moins originaux que sur les autres mets. Et la présentation était un peu fouilli !

Rouleaux de printemps de banane, glace au miel

Un délice… moi qui adore la banane et le miel, j’étais servie ! Je trouve la présentation très graphique également, avec les tronçons de rouleaux coupés en biseau.

Gateau au chocolat Valrhona sans farine, crème fraîche

Dommage : dernière dégustation sans intérêt ! Le gâteau était farineux (bizarrement, pour un gâteau sans farine ! :D ), épais en bouche, un peu l’impression de manger du carton bouilli !! Pourtant, on connaît la réputation internationale du chocolat Valrhona… mais il n’a pas suffit à rattraper le coup (et le goût) !

Ce menu dégustation nous a coûté 50$ par personne (hors taxes). Depuis, le prix a un peu augmenté et est passé à 55$ HT par personne, soit environ 45 € TTC par personne, franchement ça vaut le coup, parce qu’on mange bien, et on paye aussi pour le lieu et l’ambiance (même si ça ne vaudra jamais le rapport qualité-prix de l’Auberge du Frankenbourg, mais bon ok, ça n’a rien à voir).

Je recommande ce resto pour terminer un séjour à New York… pour la déco, le lieu, l’ambiance, le style de cuisine, je trouve que c’est un bon concentré de ce que la ville symbolise pour moi : la fashion attitude et le cosmopolisme !

Kittichai – 60 Thompson Street NY 10012 (Etats-Unis) – Tél. +1 (212) 219-2000 – Réservation (plus que recommandée !)

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J’ai la chance, grâce à mon job dans l’événementiel, d’être parfois invitée dans de beaux hôtels ou de grands restaurants ! C’est donc avec joie que j’ai pu déjeuner au Benkay, où un prestataire m’a généreusement invitée il y a quelques jours. Le Benkay, cité dans le Guide Michelin 2010 et le Gault Millau 2010, et dont on dit qu’il est le meilleur restaurant japonais de la capitale… j’allais enfin pouvoir trancher par moi-même !

Le nom du restaurant est inspiré du nom d’un héros de la littérature japonaise, Benkei, connu pour sa force et sa loyauté. Trois chefs officient dans ce lieu : le chef Ando pour le washoku (plats traditionnels japonais), le chef Karasuyama pour les sushis et sashimis (spécialités de poisson cru), et le chef Kimura, maître du teppanyaki (cuisine sur plaque chauffante).

Comme j’y suis allée pour le boulot, je n’ai pas pu prendre de photos, c’est pourquoi les photos que je vais intégrer à mon article ne sont pas de moi ! Cependant, je mets un point d’honneur à mettre uniquement celles qui reflètent vraiment la réalité.

Le Benkay est situé dans l’hôtel Novotel Paris Tour Eiffel, sur les quais, en face de la Maison de la Radio. L’accès est assez facile et la situation peut donner lieu à une jolie balade vers la Tour Eiffel ou une visite du Musée du Quai Branly.

Après être rentré dans le lobby de l’hôtel, vous prendrez l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. A la sortie de l’ascenseur, le dépaysement commence ! La décoration est traditionnelle, sobre et élégante, l’ambiance détendue et calme. Dans l’entrée, des vitrines remplies de vaisselle et d’objets d’art japonais vous accueillent.


Le restaurant est composé de deux espaces : l’espace "washoku", un espace de restaurant traditionnel où l’on vous apporte vos plats à table, et l’espace "plaques chauffantes" (teppanyaki pour les initiés), où vous vous installez devant les plaques, en face des cuisiniers qui préparent vos plats devant vous.

Le bar à sushis dans l'entrée

L'espace "Washoku"

J’ai déjeuné dans le second espace, un peu plus festif et typique.

L'espace "Teppan"

Mon conseil : demandez la place de Jacques Chirac (un habitué du Benkay) ! Située dans le fond de la salle, elle est un peu à l’écart, permet d’observer l’ensemble du restaurant, et offre une belle vue sur la Maison de la Radio. Sinon, demandez au moins une table près de la baie vitrée.

Vous aurez sûrement l’occasion d’y croiser des "célébrités", en tous cas des gens de la télé, puisque de nombreux animateurs travaillant à la Maison de la Radio en ont fait leur cantine.
Quand vous vous installerez, ne soyez pas surpris d’être revêtu d’un "bavoir" en coton blanc par le serveur ! Cela peut être bien utile par la suite lorsque le chef fait sauter les aliments sur les plaques ! En revanche, je vous conseille d’aller aux toilettes avant pour éviter de devoir traverser tout le restaurant avec votre bavoir… :D

J’ai été un peu déçue par les baguettes jetables… dans un restaurant de renom tel que celui-là, je m’attendais au moins à avoir de véritables baguettes. Pour info, le restaurant propose également des baguettes de débutants, deux baguettes reliées par un élastique .

Il faut savoir que les menus du déjeuner en semaine sont particulièrement intéressants : 30 ou 50 € le menu 3 plats contre 90, 117 ou 150 € le menu le soir. A la carte, il faut compter environ 90 € le repas : les prix commencent à 20 € pour les entrées, à 43 € pour les plats, et à 10 € pour les desserts.

En entrée, j’ai pris les langoustines grillées. Elles sont cuites par le chef sur les plaques chauffantes, puis servies sur une petite salade de jeunes pousses, et arrosées d’une vinaigrette aux saveurs asiatiques : un délice ! La cuisson est belle à voir, notamment grâce à l’astuce du chef qui consiste à faire cuire les langoustines sous une cloche. Je suis déjà fan de langoustines mais là, je dois dire que je me suis plus que régalée ! La sauce est exquise, les langoustines sont excellentes, et la salade apporte la touche de fraîcheur et de légèreté que l’on apprécie dans une entrée. En fait, c’est une très bonne mise en jambe pour la suite du repas ! Petit bémol : pas évident de décortiquer des langoustines avec des baguettes (je n’ose pas imaginer le topo pour ceux qui ont déjà du mal à manier ces dernières !).

En plat, j’ai pris le bœuf. Normalement, il est servi avec des pousses de soja sautées et du riz.

La cuisson des pousses de soja

Étant allergique aux pousses de soja, le chef les a très gentiment remplacées par des légumes grillés… Rien à dire, le bœuf est cuit pile poil comme demandé, et la viande est particulièrement tendre. Pas étonnant chez des Japonais, les experts du Wagyu, le fameux bœuf de Kobé (viande célèbre pour son incroyable persillé, et aussi pour les soins qui lui sont prodigués – massages, musique classique, et boisson à base de bière) ! Je vous conseillerais de simuler l’allergie au soja si vous aussi vous voulez goûter aux légumes grillés qui sont vraiment très bons, grillés à point et encore un peu croquants. Le bœuf est servi avec de l’ail frit (j’adore ! mais uniquement si vous n’avez pas de rendez-vous après !) et un trio de sauces : gingembre, soja, et soja-piment (très douce contrairement à ce que l’on pourrait penser). Le riz est bon, mais pas de quoi sauter au plafond.

Le boeuf et l'ail frit

En dessert, j’ai pris une crêpe flambée Fujiyama et je vous conseille vraiment de prendre ce dessert. Vous avez le choix entre trois parfums : vanille/fruits frais, fruits rouges, ou caramel/banane. J’ai pris caramel et je ne l’ai pas regretté ! Le serveur apporte une assiette décorée d’un animal en poudre de thé vert (réalisé au pochoir).

Puis le chef fait réchauffer une petite crêpe pliée sur la plaque, ainsi que la banane qu’il coupe en rondelles biseautées. Ensuite, il fait rouler sur la plaque d’un geste précis une grosse boule de glace avec ses couteaux, puis il dresse l’ensemble sur l’assiette. Dernière étape : la double flambée au rhum ! L’assiette est alors servie avec un vase d’azote liquide, le fameux concept de Cryocooking qui diffuse une épaisse fumée blanche sur la table. Spectaculaire !

Mon seul regret ? Ne pas avoir essayé les tempuras ! J’adore ces beignets japonais et je suis certaine qu’ils y sont excellents.

J’ai aimé ce restaurant parce qu’il propose la véritable cuisine japonaise, c’est à dire une cuisine toute simple mais très technique, peu d’ingrédients mélangés, juste des aliments de qualité, et cuits à point. Et puis c’est un repas-spectacle ! Difficile de garder le cap très longtemps dans votre conversation avec votre voisin, tant votre regard est captivé par ce qui se passe sur les plaques chauffantes.

Surtout, ne manquez pas de réserver, le Benkay fait le plein très rapidement…

Benkay – Novotel Paris Tour Eiffel – 61, quai de Grenelle – 75015 Paris – M° Bir Hakeim / Charles Michels / Javel – Tél. 01 40 58 21 26 – reservations@restaurant-benkay.com

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