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Posts Tagged ‘Asiatique’

Chez Kittichai, à New York, non seulement vous mangerez bien dans un décor somptueux, mais surtout, vous pourrez observer les mannequins du coin et autres new yorkaises branchées venir se restaurer entre amis ! Vous le sentirez tout de suite en entrant, dîner ici, ça l’fait ! Comme on dit là-bas, c’est hip (et pas « hype », merci les beaufs).

Nous y sommes allés en amoureux pour la dernière soirée d’un voyage à New York, et nous ne l’avons pas regretté !

Déjà, le quartier est top : Soho, c’est quand même le summum du glamour, non ?

Le lieu est carrément canon. Bon ok, il fait presque noir à l’intérieur, mais faut ce qu’il faut pour avoir une ambiance intime non !? La déco vous emmène direct en Thaïlande, ou à Bali, bref dans un univers classe et raffiné à l’asiatique : une grande piscine centrale avec des fleurs de lotus qui flottent, plein de bougies partout, du bambou, des statues thaï, des orchidées en bouteille, etc. Un décor certes complètement mis en scène, mais c’est joliment fait et pas ostentatoire. Je vous conseille de regarder sur le site du restaurant (lien en bas de l’article) pour avoir une idée plus précise de la déco.

J’avais lu à plusieurs reprises que la musique était particulièrement forte, mais finalement, le volume était tout à fait correct. Les conversations des tables aux alentours étaient quant à elles, assez bruyantes. Mais rien de particulièrement différent des autres restaurants branchés.

Le service est très rapide (même un peu trop !), et c’est logique quand on voit le nombre de serveurs… (euh y’en a plus que de clients ou quoi ?). Un conseil, réservez car le restaurant ne désemplit pas.

Côté cuisine, il s’agit d’une cuisine fusion à forte orientation thaï. Nous avons choisi de prendre le menu dégustation pour 2, et je vous le conseille vivement car il vous permet de goûter à toutes les spécialités.

Tartare de thon, tartelettes, cacahuète, gingembre et citron vert

Une entrée très originale : le principe est de remplir les petites tartelettes d’un peu de thon cru puis de sauce sucrée au gingembre, pour un résultat très surprenant. Tartare très frais et goûteux. Sauce un peu trop sucrée. L’ensemble est bon et raffiné.

Gâteaux de poisson Kittichai, concombre et chutney d’oignon rouge

Délicieux petits gâteaux, encore une fois une entrée originale : les gâteaux sont enrobés de riz croustillant. Alliance appréciable de deux sensations : le croustillant et le fondant.

Salade de bœuf de Thaïlande du nord, haricots chinois, et poudre de riz gluant

Salade agréable, mais j’en ai mangé des meilleures en France… Celle-ci manquait de piquant et d’assaisonnement !

Poisson croustillant, piment vert et sauce galangal

Excellent plat de poisson, peau croustillante à souhait, et sauce légèrement acidulée. Mélange très parfumé et savoureux.

Truite frite, sauce thaï, jeunes pousses de Shangaï

Un plat très parfumé, une panure très croustillante.

Broccolis chinois sautés à l’ail et au gingembre

Superbes légumes, croquants juste comme il faut (certainement cuits au wok) !

Travers de boeuf braisés à la noix de coco, feuille de combawa, menthe et coriandre fraîches

J’ai adoré ce plat. Il réunit tous les parfums que j’aime ! Même si j’ai trouvé que la menthe et la coriandre manquaient de présence ! Et la présentation est trop joli dans ce petit bol.

Poulet bio au curry vert, aubergine thaï (euh… traduction approximative par mes soins !!), basilic

Une petite déception sur ce plat : le poulet était bon, mais sans plus, et les parfums moins originaux que sur les autres mets. Et la présentation était un peu fouilli !

Rouleaux de printemps de banane, glace au miel

Un délice… moi qui adore la banane et le miel, j’étais servie ! Je trouve la présentation très graphique également, avec les tronçons de rouleaux coupés en biseau.

Gateau au chocolat Valrhona sans farine, crème fraîche

Dommage : dernière dégustation sans intérêt ! Le gâteau était farineux (bizarrement, pour un gâteau sans farine ! :D), épais en bouche, un peu l’impression de manger du carton bouilli !! Pourtant, on connaît la réputation internationale du chocolat Valrhona… mais il n’a pas suffit à rattraper le coup (et le goût) !

Ce menu dégustation nous a coûté 50$ par personne (hors taxes). Depuis, le prix a un peu augmenté et est passé à 55$ HT par personne, soit environ 45 € TTC par personne, franchement ça vaut le coup, parce qu’on mange bien, et on paye aussi pour le lieu et l’ambiance (même si ça ne vaudra jamais le rapport qualité-prix de l’Auberge du Frankenbourg, mais bon ok, ça n’a rien à voir).

Je recommande ce resto pour terminer un séjour à New York… pour la déco, le lieu, l’ambiance, le style de cuisine, je trouve que c’est un bon concentré de ce que la ville symbolise pour moi : la fashion attitude et le cosmopolisme !

Kittichai – 60 Thompson Street NY 10012 (Etats-Unis) – Tél. +1 (212) 219-2000 – Réservation (plus que recommandée !)

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J’ai la chance, grâce à mon job dans l’événementiel, d’être parfois invitée dans de beaux hôtels ou de grands restaurants ! C’est donc avec joie que j’ai pu déjeuner au Benkay, où un prestataire m’a généreusement invitée il y a quelques jours. Le Benkay, cité dans le Guide Michelin 2010 et le Gault Millau 2010, et dont on dit qu’il est le meilleur restaurant japonais de la capitale… j’allais enfin pouvoir trancher par moi-même !

Le nom du restaurant est inspiré du nom d’un héros de la littérature japonaise, Benkei, connu pour sa force et sa loyauté. Trois chefs officient dans ce lieu : le chef Ando pour le washoku (plats traditionnels japonais), le chef Karasuyama pour les sushis et sashimis (spécialités de poisson cru), et le chef Kimura, maître du teppanyaki (cuisine sur plaque chauffante).

Comme j’y suis allée pour le boulot, je n’ai pas pu prendre de photos, c’est pourquoi les photos que je vais intégrer à mon article ne sont pas de moi ! Cependant, je mets un point d’honneur à mettre uniquement celles qui reflètent vraiment la réalité.

Le Benkay est situé dans l’hôtel Novotel Paris Tour Eiffel, sur les quais, en face de la Maison de la Radio. L’accès est assez facile et la situation peut donner lieu à une jolie balade vers la Tour Eiffel ou une visite du Musée du Quai Branly.

Après être rentré dans le lobby de l’hôtel, vous prendrez l’ascenseur jusqu’au 4ème étage. A la sortie de l’ascenseur, le dépaysement commence ! La décoration est traditionnelle, sobre et élégante, l’ambiance détendue et calme. Dans l’entrée, des vitrines remplies de vaisselle et d’objets d’art japonais vous accueillent.


Le restaurant est composé de deux espaces : l’espace « washoku », un espace de restaurant traditionnel où l’on vous apporte vos plats à table, et l’espace « plaques chauffantes » (teppanyaki pour les initiés), où vous vous installez devant les plaques, en face des cuisiniers qui préparent vos plats devant vous.

Le bar à sushis dans l'entrée

L'espace "Washoku"

J’ai déjeuné dans le second espace, un peu plus festif et typique.

L'espace "Teppan"

Mon conseil : demandez la place de Jacques Chirac (un habitué du Benkay) ! Située dans le fond de la salle, elle est un peu à l’écart, permet d’observer l’ensemble du restaurant, et offre une belle vue sur la Maison de la Radio. Sinon, demandez au moins une table près de la baie vitrée.

Vous aurez sûrement l’occasion d’y croiser des « célébrités », en tous cas des gens de la télé, puisque de nombreux animateurs travaillant à la Maison de la Radio en ont fait leur cantine.
Quand vous vous installerez, ne soyez pas surpris d’être revêtu d’un « bavoir » en coton blanc par le serveur ! Cela peut être bien utile par la suite lorsque le chef fait sauter les aliments sur les plaques ! En revanche, je vous conseille d’aller aux toilettes avant pour éviter de devoir traverser tout le restaurant avec votre bavoir… 😀

J’ai été un peu déçue par les baguettes jetables… dans un restaurant de renom tel que celui-là, je m’attendais au moins à avoir de véritables baguettes. Pour info, le restaurant propose également des baguettes de débutants, deux baguettes reliées par un élastique .

Il faut savoir que les menus du déjeuner en semaine sont particulièrement intéressants : 30 ou 50 € le menu 3 plats contre 90, 117 ou 150 € le menu le soir. A la carte, il faut compter environ 90 € le repas : les prix commencent à 20 € pour les entrées, à 43 € pour les plats, et à 10 € pour les desserts.

En entrée, j’ai pris les langoustines grillées. Elles sont cuites par le chef sur les plaques chauffantes, puis servies sur une petite salade de jeunes pousses, et arrosées d’une vinaigrette aux saveurs asiatiques : un délice ! La cuisson est belle à voir, notamment grâce à l’astuce du chef qui consiste à faire cuire les langoustines sous une cloche. Je suis déjà fan de langoustines mais là, je dois dire que je me suis plus que régalée ! La sauce est exquise, les langoustines sont excellentes, et la salade apporte la touche de fraîcheur et de légèreté que l’on apprécie dans une entrée. En fait, c’est une très bonne mise en jambe pour la suite du repas ! Petit bémol : pas évident de décortiquer des langoustines avec des baguettes (je n’ose pas imaginer le topo pour ceux qui ont déjà du mal à manier ces dernières !).

En plat, j’ai pris le bœuf. Normalement, il est servi avec des pousses de soja sautées et du riz.

La cuisson des pousses de soja

Étant allergique aux pousses de soja, le chef les a très gentiment remplacées par des légumes grillés… Rien à dire, le bœuf est cuit pile poil comme demandé, et la viande est particulièrement tendre. Pas étonnant chez des Japonais, les experts du Wagyu, le fameux bœuf de Kobé (viande célèbre pour son incroyable persillé, et aussi pour les soins qui lui sont prodigués – massages, musique classique, et boisson à base de bière) ! Je vous conseillerais de simuler l’allergie au soja si vous aussi vous voulez goûter aux légumes grillés qui sont vraiment très bons, grillés à point et encore un peu croquants. Le bœuf est servi avec de l’ail frit (j’adore ! mais uniquement si vous n’avez pas de rendez-vous après !) et un trio de sauces : gingembre, soja, et soja-piment (très douce contrairement à ce que l’on pourrait penser). Le riz est bon, mais pas de quoi sauter au plafond.

Le boeuf et l'ail frit

En dessert, j’ai pris une crêpe flambée Fujiyama et je vous conseille vraiment de prendre ce dessert. Vous avez le choix entre trois parfums : vanille/fruits frais, fruits rouges, ou caramel/banane. J’ai pris caramel et je ne l’ai pas regretté ! Le serveur apporte une assiette décorée d’un animal en poudre de thé vert (réalisé au pochoir).

Puis le chef fait réchauffer une petite crêpe pliée sur la plaque, ainsi que la banane qu’il coupe en rondelles biseautées. Ensuite, il fait rouler sur la plaque d’un geste précis une grosse boule de glace avec ses couteaux, puis il dresse l’ensemble sur l’assiette. Dernière étape : la double flambée au rhum ! L’assiette est alors servie avec un vase d’azote liquide, le fameux concept de Cryocooking qui diffuse une épaisse fumée blanche sur la table. Spectaculaire !

Mon seul regret ? Ne pas avoir essayé les tempuras ! J’adore ces beignets japonais et je suis certaine qu’ils y sont excellents.

J’ai aimé ce restaurant parce qu’il propose la véritable cuisine japonaise, c’est à dire une cuisine toute simple mais très technique, peu d’ingrédients mélangés, juste des aliments de qualité, et cuits à point. Et puis c’est un repas-spectacle ! Difficile de garder le cap très longtemps dans votre conversation avec votre voisin, tant votre regard est captivé par ce qui se passe sur les plaques chauffantes.

Surtout, ne manquez pas de réserver, le Benkay fait le plein très rapidement…

Benkay – Novotel Paris Tour Eiffel – 61, quai de Grenelle – 75015 Paris – M° Bir Hakeim / Charles Michels / Javel – Tél. 01 40 58 21 26 – reservations@restaurant-benkay.com

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Dans la série chinoise, après mon coup de cœur cantonais, voici mon coup de cœur pékinois !

La cuisine pékinoise est moins connue en France que la cuisine cantonaise. Elle n’en est pas moins exquise. C’est une cuisine très parfumée (riche notamment en ail, en vinaigre, et en soja). Le canard est vénéré par les Pékinois car symbole de plénitude et de fidélité (en effet, le canard vit en couple toute sa vie !).

Le Nouveau Village Tao Tao, situé près de la Place d’Italie à Paris, est un restaurant que je fréquente depuis longtemps et qui ne m’a jamais déçue.

La déco est classique, pas de quoi s’extasier… Un aquarium à l’entrée, une fausse fontaine, de la moquette rouge, et des symboles chinois sur les murs, bref les ingrédients habituels de la plupart des restaurants chinois.

Ils servent les principales spécialités pékinoises, avec en plat-phare, le canard laqué pékinois. C’est d’ailleurs ce met qui a fait la réputation de ce restaurant.

Traditionnellement, le canard laqué pékinois est tué maximum 48h avant le service. Pas sûr que le restaurant suive cette règle à la lettre ! Selon la recette, sa peau est enduite d’une sauce composée de miel et d’une multitude d’épices (poivre, muscade, gingembre, cannelle, girofle, soja). A l’origine, le plat se résumait au service de la peau uniquement. Mais depuis quelques années, il est servi selon la méthode suivante : la peau est servie en premier, avec une sauce aux prunes, de petites crêpes, et une julienne de blanc de poireau ; la chair est servie en deuxième, sous les deux formes que vous choisirez parmi les suivantes : potage, plat de nouilles, ou plat de légumes sautés.

Les crêpes servies avec la peau du canard

La julienne de poireau et la sauce aux prunes servies en accompagnement de la peau du canard

La découpe de la peau du canard, une vraie technique !

Voici une vidéo qui vous permettra de voir la façon dont la peau du canard est découpée, devant vous !

Préparation d

Un délicieux rouleau de peau de canard, prêt à être dégusté !

Je vous recommande plus particulièrement le service sous forme de potage, qui est absolument délicieux, léger et très parfumé. Les nouilles sont également fameuses car à la fois fondantes et croustillantes. Dommage, elles sont un peu grasses, tout comme les légumes sautés.

Le plat de nouilles sautées au canard

Le potage au canard

Autres spécialités à découvrir absolument : les dim sums y sont excellents et la salade de crevettes à l’ananas est tout simplement somptueuse !

Quant aux plats servis sur plaque chauffante (flammes comprises), ils font toujours leur petite impression.

Pour les gourmands, impossible de manquer la « Grande Muraille » en dessert (mais uniquement si vous avez encore pas mal de place !!).

Il vous faudra compter environ 35 € par personne pour une entrée, un plat et un dessert. Si vous venez à plus de 4 personnes, demandez une table ronde (c’est toujours sympa, le plateau tournant) !

Nouveau Village Tao-Tao – 159 boulevard Vincent Auriol – 75013 Paris – Métro Nationale – Tél. 01 45 86 40 08

Ouvert tous les jours

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J’adore le Sinorama ! C’est un excellent resto cantonais, situé dans le 13ème arrondissement, en plein quartier asiat ! Je suis contente de vous faire partager ce coup de cœur.

La cuisine cantonaise vient de la province de guǎng dōng, dans le sud de la Chine et constitue l’une des huit cuisines régionales chinoises. C’est celle qui est la plus connue en France.

Situation de la province de guǎng dōng en Chine

J’aime le Sinorama plus que les autres restaurants cantonais que j’ai testés pour plusieurs raisons : d’abord, c’est typique. La preuve en salle (que des Chinois ou presque) et sur la carte : langues de canard poêlées, intestin de porc en sauce, estomac de poisson en soupe, etc. Ensuite, parce que c’est généreux et goûteux. Les plats sont copieux, bien assaisonnés, gourmands, et cuisinés comme à la maison, c’est à dire dans la tradition cantonaise. Enfin, ce n’est pas cher. Le plus sympa, c’est de commander plein de choses différentes (avec ma maman on est fortes pour ça ! mais pas trop… sinon on ne finit pas ! comme dirait mon papa) et de tout partager.

Si vous avez le plaisir d’y aller, un conseil : arrivez un peu tôt, ou réservez ! Ca se remplit très vite…

Voici mes recommandations perso :

Le potage au poisson, tofu et feuille de moutarde

Un pur délice et une bonne entrée en matière. Avec mes parents et mon chéri, nous la prenons souvent en entrée. Elle est servie dans une grande soupière. Le bouillon est très parfumé. Le tofu, le poisson, et la feuille de moutarde se marient à merveille. Le Sinorama propose de nombreuses variétés de potages, et vous pouvez y aller les yeux fermés (rien à voir avec les potages gluants que l’on trouve dans certains restos chinois).

Les rouleaux séchés aux crevettes

Cette entrée est à partager car très copieuse. Un amas de petits rouleaux arrive dans un plat. Contrairement à ce que le nom pourrait laisser croire, les rouleaux sont mous (pas « séchés » comme on pourrait l’imaginer). C’est impossible à décrire, mais c’est bon, une vraie saveur prononcée de crevettes. Attention, ça cale pas mal.

Les rouleaux aux pétoncles

Ce sont des genres de cigarettes en feuilles de brick, farcies de pétoncles. C’est très fin ! Ils sont servis avec une excellente mayonnaise. Le goût est assez surprenant. On les prend presque systématiquement en entrée. A ne pas confondre (car ça m’est arrivé !) avec les « beignets de pétoncles », également bons mais pas aussi raffinés !

Rôtisserie des deux trésors

Ce plat est composé de deux viandes : du porc laqué et du canard laqué. C’est très goûteux et parfumé, les viandes sont tendres et cuites à point. Un plat somme toute assez classique mais très bon.

La poitrine de porc croustillante

C’est un de mes plats chinois favoris. Tendre dessous, croustillant dessus, et un assaisonnement incomparable ! Le Sinorama en fait une à tomber. Elle est servie avec des cacahuètes. Quand on la commande en famille, c’est l’un des plats qui part le plus vite ! (Petit clin d’oeil à nos amis saint-germanois à qui nous en avions servie une faite maison ! mais bien moins réussie !)

Les haricots XO

Un délicieux accompagnement, très bon complément aux nouilles sautées. Ces haricots sont mêlés à des petits morceaux de viande et sont très parfumés (et un peu piquants).

La carpe d’amour

Au début, il faut bien l’avouer, on avait cru à une façon poétique d’appeler cet excellent plat de carpe. Et puis, on s’est vite rendus compte qu’il s’agissait du fleuve Amour, situé le long de la frontière Russie-Chine, où est pêchée cette fameuse carpe.

La carpe vous revient en plusieurs services (un peu comme le canard pékinois), c’est à dire en beignets, en soupe, puis à la vapeur. C’est moins gras que les plats habituels, donc c’est une bonne alternative pour manger plus léger.

Le « poutine » à la mangue

C’est le dessert à ne manquer sous aucun prétexte !! On l’appelle « poutine » car il est indiqué ainsi sur la carte et appelé comme ça par les serveurs… on pense qu’il s’agit d’une erreur d’écriture et de prononciation du mot « pudding » ! C’est un dessert un peu gélifié, très fondant, peu sucré, fruité, et léger. C’est en forme de gros poisson et recouvert d’une crème vanillée et d’un coulis de mangue, accompagné de quelques fruits frais. C’est trop bon !

Voici deux vidéos qui vous permettront de mieux vous imaginer la texture trop rigolote de ce dessert :

J’ai également essayé les langues de canard poêlées, avec quelques amis téméraires, et nous n’avons pas été emballés ! A vrai dire, j’espérais beaucoup de ce plat, un met de choix chez les Cantonais (il en faut des canards pour remplir le plat !). Finalement, il y a très peu de chair, et celle-ci n’a pas beaucoup de goût. Et à savoir, il y a un os au milieu ! Incroyable, non ?! Eh oui, les canards sont les seuls animaux à avoir une une langue osseuse. Par contre, la texture est agréable, assez tendre, et la sauce aux cinq parfums est très bonne. Bref, à essayer, mais par curiosité surtout.

N’hésitez pas à demander des barquettes pour partir avec votre doggy bag ! (même si, entre nous, c’est bien moins savoureux réchauffé le lendemain…)

Sinorama – 135 avenue de Choisy – 75013 Paris – Tél. 01 53 82 09 51 – Métro Tolbiac

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Tang Frères, c’est une institution ! Le paradis de la gastronomie asiatique, et particulièrement chinoise !

Il FAUT y aller, au moins une fois dans votre vie ! J’y vais régulièrement depuis que je suis petite, pour acheter des produits typiques qu’on ne trouve nulle part ailleurs (merci maman de m’avoir tout appris sur les produits asiatiques !), mais aussi pour l’ambiance unique. Ca commence avec le parking si vous y allez en voiture (ce que je vous conseille afin de faire le plein de bonnes choses). Le parking est sale, gris et sombre, et il pue. Sans parler de la queue que vous ferez pour y pénétrer si vous y allez le week-end.

 

Devant nous...

Derrière nous !

Ca continue avec le bruit. Dans le magasin, ou devant. Ca crie dans tous les coins ! Y’a de l’ambiance !! Puis, les odeurs… la papaye, le durian, le porc laqué, bref un mélange d’odeurs agréables et d’autres qui le sont beaucoup moins.

Voilà quelques conseils de ce qu’il faut absolument acheter si vous allez chez Tang (liste non exhaustive, n’hésitez pas à me faire des suggestions !).

– avant d’entrer dans le supermarché, il y a le traiteur, Tang Gourmet. là, je vous conseille de goûter aux travers de porc laqués ainsi qu’à la poitrine de porc croustillante, deux tueries !

Tang Gourmet

– des banh bao, brioches vapeur farcies à la viande et à l’oeuf (les traditionnelles) ou au porc laqué (mes préférées !). C’est délicieux et rapide à réchauffer (à la vapeur). C’est un peu le burger chinois !

 

Banh Bao au porc laqué

– du chè chuoi ou du chè bap, un dessert à base de perles de tapioca et de lait de coco, soit avec de la banane (chuoi), soit avec du maïs (bap). Les non-initiés préfèreront le chuoi, mais les aventuriers tenteront le bap qui est selon moi le meilleur ! Il y a aussi le chè dau (aux haricots rouges), le traditionnel et le préféré de ma maman ! Vous pourrez trouver le chè au rayon frais dans des petites barquettes individuelles.

Le chè chuoi Ngoc Vên

– des carrés de pâte à raviolis fraîche, pour confectionner de vrais petits raviolis chinois. Très faciles d’utilisation, il vous suffira de les farcir avec du porc, quelques crevettes hâchées, de la coriandre, du gingembre, et un peu de soja ! Ensuite, vous le fermez et vous les faites cuire, soit à la vapeur, soit dans du thé au jasmin bouillant, un régal !

Feuilles de raviolis fraîches

– des galettes de riz pour faire des rouleaux de printemps maison. Mouillez d’eau froide les galettes puis roulez-les avec de la salade verte, de la coriandre, de la menthe, des crevettes coupées en 2, et du soja. Pour faire des nems, il faut les frire.

 

Les galettes de riz 22 cm Lion Brand

– un sac de cacahuètes en poudre, je les utilise pour saupoudrer tous mes bols de riz ! Mais vous pouvez aussi acheter des cacahuètes entières à piler vous-même si vous avez le temps, c’est encore meilleur !

– du cha que, du porc à la cannelle qui se présente sous forme de « plaquette » de viande sous plastique. Bon ce n’est pas très ragoûtant décrit de cette façon, mais c’est vraiment très bon et le goût est subtil. Cela peut se manger en lamelles à l’apéritif ou dans un rouleau de printemps par exemple.

Le cha que

– du lap cheong, une dé-li-cieuse saucisse de porc chinoise au Mei Kwei Lu fumée, épicée, et un peu sucrée. Généralement on la mange en rondelles dans un plat de riz ou de nouilles.

Le lap cheong You Huy

– du thit ruoc, porc séché sous forme de filaments vendus en sachet, mon péché mignon ! Cela se déguste normalement avec un bol de riz mais personnellement, je peux aussi le manger tout seul comme une friandise, j’en suis addict (gatoune, toi-même tu sais) !

– de la farine à banh cuon, pour confectionner vos raviolis vietnamiens maison. C’est facile à faire ! Il suffit de préparer la pâte puis de la cuire comme des crêpes à la poêle. Ensuite, vous farcissez ces crêpes de porc et de champignons noirs, vous les pliez, et vous les faites cuire à la vapeur.

La préparation pour banh cuon Vinh Thuân

Les banh cuon

 

– de la farine à ha cao, pour faire soi-même les petits raviolis aux crevettes que l’on trouve chez tous les traiteurs chinois. Attention, ce n’est pas évident du tout à faire… contrairement à la préparation pour banh cuon, cette préparation est difficile à réaliser car elle demande une grande précision dans les doses utilisées et la pâte n’est pas très maniable !

Préparation pour ha cao Vinh Thuan

Les ha cao faits par mon homme !

 

– des crackers à la crevette, de délicieux petits biscuits apéro à la crevette. J’adore ça, mais ce n’est pas au goût de tous… il faut vraiment aimer la crevette !! (Rien que quand j’ouvre le sachet, mon chéri s’éloigne tellement ça sent fort !)

Les crackers à la crevette Nong Shim

Après, n’hésitez pas à vous balader dans les rayons, et à faire des tests, c’est ainsi que l’on fait de succulentes découvertes ! Le rayon surgelés regorge de raviolis variés. Le rayon thé est très fourni ! Vous pouvez aussi faire le plein de canettes de jus de fruits tels que papaye, goyave, passion, lychee, etc. Essayez le soda au lychee (canette transparente bleue), c’est trop bon ! A l’extérieur, vous pourrez découvrir des fruits exotiques comme le durian (le fruit qui pue !), le fruit du dragon, le rambutan, ou les longanes. Enfin, faites un tour à la boutique de vaisselle où vous trouverez baguettes, autocuiseurs, plats chinois, paniers vapeur, etc.

Tang Frères – 168 avenue de Choisy – 75013 Paris – Tél. 01 44 24 06 72

Autres magasins Tang Frères :

41 rue Labrouste – 75015 Paris

Centre Commercial Le Luzard – cours des Deux Parcs – 77186 Noisiel

Le Mandinet II – place des Libertés Publiques – 77185 Lognes

163/169 boulevard de Stalingrad – 94400 Vitry-sur-Seine

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