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Dans la série chinoise, après mon coup de cœur cantonais, voici mon coup de cœur pékinois !

La cuisine pékinoise est moins connue en France que la cuisine cantonaise. Elle n’en est pas moins exquise. C’est une cuisine très parfumée (riche notamment en ail, en vinaigre, et en soja). Le canard est vénéré par les Pékinois car symbole de plénitude et de fidélité (en effet, le canard vit en couple toute sa vie !).

Le Nouveau Village Tao Tao, situé près de la Place d’Italie à Paris, est un restaurant que je fréquente depuis longtemps et qui ne m’a jamais déçue.

La déco est classique, pas de quoi s’extasier… Un aquarium à l’entrée, une fausse fontaine, de la moquette rouge, et des symboles chinois sur les murs, bref les ingrédients habituels de la plupart des restaurants chinois.

Ils servent les principales spécialités pékinoises, avec en plat-phare, le canard laqué pékinois. C’est d’ailleurs ce met qui a fait la réputation de ce restaurant.

Traditionnellement, le canard laqué pékinois est tué maximum 48h avant le service. Pas sûr que le restaurant suive cette règle à la lettre ! Selon la recette, sa peau est enduite d’une sauce composée de miel et d’une multitude d’épices (poivre, muscade, gingembre, cannelle, girofle, soja). A l’origine, le plat se résumait au service de la peau uniquement. Mais depuis quelques années, il est servi selon la méthode suivante : la peau est servie en premier, avec une sauce aux prunes, de petites crêpes, et une julienne de blanc de poireau ; la chair est servie en deuxième, sous les deux formes que vous choisirez parmi les suivantes : potage, plat de nouilles, ou plat de légumes sautés.

Les crêpes servies avec la peau du canard

La julienne de poireau et la sauce aux prunes servies en accompagnement de la peau du canard

La découpe de la peau du canard, une vraie technique !

Voici une vidéo qui vous permettra de voir la façon dont la peau du canard est découpée, devant vous !

Préparation d

Un délicieux rouleau de peau de canard, prêt à être dégusté !

Je vous recommande plus particulièrement le service sous forme de potage, qui est absolument délicieux, léger et très parfumé. Les nouilles sont également fameuses car à la fois fondantes et croustillantes. Dommage, elles sont un peu grasses, tout comme les légumes sautés.

Le plat de nouilles sautées au canard

Le potage au canard

Autres spécialités à découvrir absolument : les dim sums y sont excellents et la salade de crevettes à l’ananas est tout simplement somptueuse !

Quant aux plats servis sur plaque chauffante (flammes comprises), ils font toujours leur petite impression.

Pour les gourmands, impossible de manquer la « Grande Muraille » en dessert (mais uniquement si vous avez encore pas mal de place !!).

Il vous faudra compter environ 35 € par personne pour une entrée, un plat et un dessert. Si vous venez à plus de 4 personnes, demandez une table ronde (c’est toujours sympa, le plateau tournant) !

Nouveau Village Tao-Tao – 159 boulevard Vincent Auriol – 75013 Paris – Métro Nationale – Tél. 01 45 86 40 08

Ouvert tous les jours

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J’adore le Sinorama ! C’est un excellent resto cantonais, situé dans le 13ème arrondissement, en plein quartier asiat ! Je suis contente de vous faire partager ce coup de cœur.

La cuisine cantonaise vient de la province de guǎng dōng, dans le sud de la Chine et constitue l’une des huit cuisines régionales chinoises. C’est celle qui est la plus connue en France.

Situation de la province de guǎng dōng en Chine

J’aime le Sinorama plus que les autres restaurants cantonais que j’ai testés pour plusieurs raisons : d’abord, c’est typique. La preuve en salle (que des Chinois ou presque) et sur la carte : langues de canard poêlées, intestin de porc en sauce, estomac de poisson en soupe, etc. Ensuite, parce que c’est généreux et goûteux. Les plats sont copieux, bien assaisonnés, gourmands, et cuisinés comme à la maison, c’est à dire dans la tradition cantonaise. Enfin, ce n’est pas cher. Le plus sympa, c’est de commander plein de choses différentes (avec ma maman on est fortes pour ça ! mais pas trop… sinon on ne finit pas ! comme dirait mon papa) et de tout partager.

Si vous avez le plaisir d’y aller, un conseil : arrivez un peu tôt, ou réservez ! Ca se remplit très vite…

Voici mes recommandations perso :

Le potage au poisson, tofu et feuille de moutarde

Un pur délice et une bonne entrée en matière. Avec mes parents et mon chéri, nous la prenons souvent en entrée. Elle est servie dans une grande soupière. Le bouillon est très parfumé. Le tofu, le poisson, et la feuille de moutarde se marient à merveille. Le Sinorama propose de nombreuses variétés de potages, et vous pouvez y aller les yeux fermés (rien à voir avec les potages gluants que l’on trouve dans certains restos chinois).

Les rouleaux séchés aux crevettes

Cette entrée est à partager car très copieuse. Un amas de petits rouleaux arrive dans un plat. Contrairement à ce que le nom pourrait laisser croire, les rouleaux sont mous (pas « séchés » comme on pourrait l’imaginer). C’est impossible à décrire, mais c’est bon, une vraie saveur prononcée de crevettes. Attention, ça cale pas mal.

Les rouleaux aux pétoncles

Ce sont des genres de cigarettes en feuilles de brick, farcies de pétoncles. C’est très fin ! Ils sont servis avec une excellente mayonnaise. Le goût est assez surprenant. On les prend presque systématiquement en entrée. A ne pas confondre (car ça m’est arrivé !) avec les « beignets de pétoncles », également bons mais pas aussi raffinés !

Rôtisserie des deux trésors

Ce plat est composé de deux viandes : du porc laqué et du canard laqué. C’est très goûteux et parfumé, les viandes sont tendres et cuites à point. Un plat somme toute assez classique mais très bon.

La poitrine de porc croustillante

C’est un de mes plats chinois favoris. Tendre dessous, croustillant dessus, et un assaisonnement incomparable ! Le Sinorama en fait une à tomber. Elle est servie avec des cacahuètes. Quand on la commande en famille, c’est l’un des plats qui part le plus vite ! (Petit clin d’oeil à nos amis saint-germanois à qui nous en avions servie une faite maison ! mais bien moins réussie !)

Les haricots XO

Un délicieux accompagnement, très bon complément aux nouilles sautées. Ces haricots sont mêlés à des petits morceaux de viande et sont très parfumés (et un peu piquants).

La carpe d’amour

Au début, il faut bien l’avouer, on avait cru à une façon poétique d’appeler cet excellent plat de carpe. Et puis, on s’est vite rendus compte qu’il s’agissait du fleuve Amour, situé le long de la frontière Russie-Chine, où est pêchée cette fameuse carpe.

La carpe vous revient en plusieurs services (un peu comme le canard pékinois), c’est à dire en beignets, en soupe, puis à la vapeur. C’est moins gras que les plats habituels, donc c’est une bonne alternative pour manger plus léger.

Le « poutine » à la mangue

C’est le dessert à ne manquer sous aucun prétexte !! On l’appelle « poutine » car il est indiqué ainsi sur la carte et appelé comme ça par les serveurs… on pense qu’il s’agit d’une erreur d’écriture et de prononciation du mot « pudding » ! C’est un dessert un peu gélifié, très fondant, peu sucré, fruité, et léger. C’est en forme de gros poisson et recouvert d’une crème vanillée et d’un coulis de mangue, accompagné de quelques fruits frais. C’est trop bon !

Voici deux vidéos qui vous permettront de mieux vous imaginer la texture trop rigolote de ce dessert :

J’ai également essayé les langues de canard poêlées, avec quelques amis téméraires, et nous n’avons pas été emballés ! A vrai dire, j’espérais beaucoup de ce plat, un met de choix chez les Cantonais (il en faut des canards pour remplir le plat !). Finalement, il y a très peu de chair, et celle-ci n’a pas beaucoup de goût. Et à savoir, il y a un os au milieu ! Incroyable, non ?! Eh oui, les canards sont les seuls animaux à avoir une une langue osseuse. Par contre, la texture est agréable, assez tendre, et la sauce aux cinq parfums est très bonne. Bref, à essayer, mais par curiosité surtout.

N’hésitez pas à demander des barquettes pour partir avec votre doggy bag ! (même si, entre nous, c’est bien moins savoureux réchauffé le lendemain…)

Sinorama – 135 avenue de Choisy – 75013 Paris – Tél. 01 53 82 09 51 – Métro Tolbiac

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Tang Frères, c’est une institution ! Le paradis de la gastronomie asiatique, et particulièrement chinoise !

Il FAUT y aller, au moins une fois dans votre vie ! J’y vais régulièrement depuis que je suis petite, pour acheter des produits typiques qu’on ne trouve nulle part ailleurs (merci maman de m’avoir tout appris sur les produits asiatiques !), mais aussi pour l’ambiance unique. Ca commence avec le parking si vous y allez en voiture (ce que je vous conseille afin de faire le plein de bonnes choses). Le parking est sale, gris et sombre, et il pue. Sans parler de la queue que vous ferez pour y pénétrer si vous y allez le week-end.

 

Devant nous...

Derrière nous !

Ca continue avec le bruit. Dans le magasin, ou devant. Ca crie dans tous les coins ! Y’a de l’ambiance !! Puis, les odeurs… la papaye, le durian, le porc laqué, bref un mélange d’odeurs agréables et d’autres qui le sont beaucoup moins.

Voilà quelques conseils de ce qu’il faut absolument acheter si vous allez chez Tang (liste non exhaustive, n’hésitez pas à me faire des suggestions !).

– avant d’entrer dans le supermarché, il y a le traiteur, Tang Gourmet. là, je vous conseille de goûter aux travers de porc laqués ainsi qu’à la poitrine de porc croustillante, deux tueries !

Tang Gourmet

– des banh bao, brioches vapeur farcies à la viande et à l’oeuf (les traditionnelles) ou au porc laqué (mes préférées !). C’est délicieux et rapide à réchauffer (à la vapeur). C’est un peu le burger chinois !

 

Banh Bao au porc laqué

– du chè chuoi ou du chè bap, un dessert à base de perles de tapioca et de lait de coco, soit avec de la banane (chuoi), soit avec du maïs (bap). Les non-initiés préfèreront le chuoi, mais les aventuriers tenteront le bap qui est selon moi le meilleur ! Il y a aussi le chè dau (aux haricots rouges), le traditionnel et le préféré de ma maman ! Vous pourrez trouver le chè au rayon frais dans des petites barquettes individuelles.

Le chè chuoi Ngoc Vên

– des carrés de pâte à raviolis fraîche, pour confectionner de vrais petits raviolis chinois. Très faciles d’utilisation, il vous suffira de les farcir avec du porc, quelques crevettes hâchées, de la coriandre, du gingembre, et un peu de soja ! Ensuite, vous le fermez et vous les faites cuire, soit à la vapeur, soit dans du thé au jasmin bouillant, un régal !

Feuilles de raviolis fraîches

– des galettes de riz pour faire des rouleaux de printemps maison. Mouillez d’eau froide les galettes puis roulez-les avec de la salade verte, de la coriandre, de la menthe, des crevettes coupées en 2, et du soja. Pour faire des nems, il faut les frire.

 

Les galettes de riz 22 cm Lion Brand

– un sac de cacahuètes en poudre, je les utilise pour saupoudrer tous mes bols de riz ! Mais vous pouvez aussi acheter des cacahuètes entières à piler vous-même si vous avez le temps, c’est encore meilleur !

– du cha que, du porc à la cannelle qui se présente sous forme de « plaquette » de viande sous plastique. Bon ce n’est pas très ragoûtant décrit de cette façon, mais c’est vraiment très bon et le goût est subtil. Cela peut se manger en lamelles à l’apéritif ou dans un rouleau de printemps par exemple.

Le cha que

– du lap cheong, une dé-li-cieuse saucisse de porc chinoise au Mei Kwei Lu fumée, épicée, et un peu sucrée. Généralement on la mange en rondelles dans un plat de riz ou de nouilles.

Le lap cheong You Huy

– du thit ruoc, porc séché sous forme de filaments vendus en sachet, mon péché mignon ! Cela se déguste normalement avec un bol de riz mais personnellement, je peux aussi le manger tout seul comme une friandise, j’en suis addict (gatoune, toi-même tu sais) !

– de la farine à banh cuon, pour confectionner vos raviolis vietnamiens maison. C’est facile à faire ! Il suffit de préparer la pâte puis de la cuire comme des crêpes à la poêle. Ensuite, vous farcissez ces crêpes de porc et de champignons noirs, vous les pliez, et vous les faites cuire à la vapeur.

La préparation pour banh cuon Vinh Thuân

Les banh cuon

 

– de la farine à ha cao, pour faire soi-même les petits raviolis aux crevettes que l’on trouve chez tous les traiteurs chinois. Attention, ce n’est pas évident du tout à faire… contrairement à la préparation pour banh cuon, cette préparation est difficile à réaliser car elle demande une grande précision dans les doses utilisées et la pâte n’est pas très maniable !

Préparation pour ha cao Vinh Thuan

Les ha cao faits par mon homme !

 

– des crackers à la crevette, de délicieux petits biscuits apéro à la crevette. J’adore ça, mais ce n’est pas au goût de tous… il faut vraiment aimer la crevette !! (Rien que quand j’ouvre le sachet, mon chéri s’éloigne tellement ça sent fort !)

Les crackers à la crevette Nong Shim

Après, n’hésitez pas à vous balader dans les rayons, et à faire des tests, c’est ainsi que l’on fait de succulentes découvertes ! Le rayon surgelés regorge de raviolis variés. Le rayon thé est très fourni ! Vous pouvez aussi faire le plein de canettes de jus de fruits tels que papaye, goyave, passion, lychee, etc. Essayez le soda au lychee (canette transparente bleue), c’est trop bon ! A l’extérieur, vous pourrez découvrir des fruits exotiques comme le durian (le fruit qui pue !), le fruit du dragon, le rambutan, ou les longanes. Enfin, faites un tour à la boutique de vaisselle où vous trouverez baguettes, autocuiseurs, plats chinois, paniers vapeur, etc.

Tang Frères – 168 avenue de Choisy – 75013 Paris – Tél. 01 44 24 06 72

Autres magasins Tang Frères :

41 rue Labrouste – 75015 Paris

Centre Commercial Le Luzard – cours des Deux Parcs – 77186 Noisiel

Le Mandinet II – place des Libertés Publiques – 77185 Lognes

163/169 boulevard de Stalingrad – 94400 Vitry-sur-Seine

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