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Il y a dix jours a eu lieu la 2ème épreuve du concours télévisé « Chefs à bord », bientôt diffusé sous formes de plusieurs épisodes, sur la chaîne locale Alsace 20 (également diffusée sur la plupart des Box).

Nous étions une dizaine de candidats sélectionnés pour la suite du concours et le but cette 2ème épreuve était de réaliser un plat pour 2 en 1h30, à partir d’un panier d’ingrédients, commun à tous les participants.

L’épreuve a eu lieu sur l’un des bateaux Croisieurope, à Strasbourg.


Les candidats ont été répartis sur 3 jours. Je suis passée le samedi après-midi, en duel contre une autre candidate.

Ce fut très sympathique de rencontrer deux chefs de renom : Alain Bohn, chef de Croisieurope, et Emile Jung, ancien chef triplement étoilé du Crocodile à Strasbourg.

©Julien.Binz

Nous avons découvert la composition du panier mystère en début d’après-midi :

  • 2 poussins
  • des pommes de terre
  • 1 poireau
  • 1 botte de carottes nouvelles
  • des pousses d’épinards
  • des champignons de Paris
  • de la crème fraîche
  • des oeufs
  • 1 botte d’oignons nouveaux
  • du laurier
  • du thym
  • du persil

©Julien.Binz

Il y avait également à disposition du sel, du poivre, du vin blanc, du lait, de la farine, de l’huile, du vinaigre, de la moutarde, de la chapelure, du beurre, de la muscade, et des clous de girofle.

Autant vous dire qu’à partir de là, le stress est à son comble ! Nous avons alors été escortées jusque dans les cuisines du bateau, et rien que ça, c’est quelque chose ! Voir les grands pianos de cuisson, les immenses fours, les plans de travail gigantesques, etc. C’est unique !

Là, c’est parti pour 1h30 de cuisine, sous les yeux attentifs (et impressionnants !) des chefs Alain Bohn et Emile Jung, mais également sous les caméras de l’équipe d’Alsace 20 (qui ne vous laissent pas une seconde répit !).

Dur dur de rester concentrée dans ces conditions… sans compter le stress de devoir réaliser un plat réussi et créatif !

L’inspiration est finalement venue au fur et à mesure de l’épreuve. J’ai fait rôtir les poussins après les avoir farci d’un bouquet garni et les avoir frottés d’ail. Puis j’ai préparé une pâte fraîche ainsi qu’une purée avec les carottes et les épinards. J’ai alors confectionné des ravioles que j’ai farcies de cette purée. Enfin, j’ai préparé une salade de champignons au vinaigre, aux oignons nouveau et à la crème. Pour accompagner le tout, j’ai fait une petite sauce à la crème.

La principale difficulté à laquelle j’ai été confrontée est la méconnaissance du matériel professionnel, notamment le four. Pas évident de prévoir un temps de cuisson dans un four inconnu…

Si c’était à refaire, j’aurais goûté plus souvent mes préparations. Quand on voit les candidats de Top Chef à la télévision, on se demande toujours pourquoi ils ne goûtent pas plus, et en étant dans le feu de l’action, j’ai compris que ce n’était pas si simple d’avoir les bons réflexes et de penser à tout ! J’aurais également mieux géré mon temps, notamment en réalisant ma sauce un peu avant. Par manque de temps, je l’ai réalisée en dernière minute et n’ai ainsi pas pu lui donner la consistance voulue.

Nous avons alors servi chacune notre tour notre plat aux chefs en donnant son intitulé et présentant sa composition.

Le poussin rôti, ses ravioles du jardin et sa tombée de champignons

Les chefs dégustant mon plat

Ils ont ensuite délibéré et m’ont choisie pour faire partie des 3 finalistes, saluant le dressage de mon plat et ma créativité. Autant dire, un immense honneur pour moi !

La finale se déroulera pendant une croisière de 5 jours sur le Rhin en octobre. Chacun d’entre nous devra préparer un plat alsacien remis au goût du jour, pour 100 personnes. Lors de la soirée de gala de la croisière, le nom du grand gagnant sera proclamé.

Comme vous pouvez vous en douter, ce fut une expérience unique et forte en émotions !

Lire l’article paru dans le Journal de Julien Binz, sur les résultats de la 2ème épreuve

Lire l’article paru dans le Journal de Julien Binz, sur les coulisses du tournage

Lire l’article paru dans le Journal de Julien Binz, sur la diffusion de l’émission

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Il y quelques temps, j’ai participé au concours de cuisine « Chefs à Bord ! » sur Internet. Le but était de répondre à des questions sur la gastronomie alsacienne et de présenter une recette remettant un plat typique alsacien au goût du jour. J’ai bien sûr présenté ma recette de nem à la choucroute !

J’ai eu l’immense joie de recevoir hier un courrier m’annonçant ma sélection parmi les 12 candidats qui participeront à la 2ème épreuve du concours. Cette épreuve aura lieu le 19 mars à Strasbourg. Il s’agira de l’épreuve « boîte mystère », façon Masterchef, selon laquelle chaque candidat devra réaliser une recette en 1h30 à partir d’un panier garni identique à tous.

La sélection des candidats a été opérée par Alain Bohn, chef de CroisiEurope, Olivier Hahn, directeur d’Alsace 20, et Emile Jung, chef étoilé.

Quelle ne fut pas ma surprise en visionnant la vidéo de sélection, quand j’ai entendu les chefs se dire « unanimes » quand à leur « favori » : le nem à la choucroute !

Lire l’article paru dans le Journal de Julien Binz sur la sélection des candidats

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J’ai eu l’occasion de visiter l’incroyable Fort de Mutzig situé en Alsace, le plus grand (254 hectares !) et plus puissant fort construit avant la première guerre mondiale, mais aussi le mieux conservé de l’époque. C’est l’empereur Guillaume II qui avait pris la décision de le faire construire en 1893.

J’ai ainsi parcouru 2 kilomètres de visite à la découverte de l’hôpital, des chambres des troupes, des observatoires, de la centrale électrique, mais également des cuisines. Aujourd’hui, je vais partager avec vous les étonnantes découvertes que j’ai faites concernant la manière de cuisiner de l’époque, dans des conditions particulièrement difficiles, entre 1912 et 1918.

Voici le four à pain utilisé à l’époque :

Les soldats avaient droit à 750 grammes de pain chaque jour (soit l’équivalent de 2 à 3 baguettes). Le pain était du pain noir (car le pain noir se conservait mieux et était plus nourrissant) préparé sous forme de miche. La coutume voulait qu’un soldat coupait une miche en deux, et l’autre soldat choisissait sa moitié, pour plus d’équité. Il semble que le pain était cuit sur de la sciure de hêtre, car il s’agit d’un bois alimentaire, tout comme l’olivier.

Voici la cuisine utilisée pour nourrir les 400 soldats quotidiennement :

Les aliments les plus consommés étaient bien sûr ceux qui pouvaient être conservés à température ambiante : lentilles, pois, fayots, poissons et viandes fumés, choucroute, et pommes de terre.

La rôtissoire était utilisée pour cuire viandes et poissons. Les légumes étaient préparés séparément. Le système du bain marie était utilisé pour mélanger et réchauffer l’ensemble (sorte de potée), grâce à une grosse marmite à double paroi. Pour la petite anecdote, les repas n’étant pas particulièrement bons, pour que les soldats ne se rebellent pas, le gouvernement allemand avait fait appel à l’entreprise Knorr pour créer des bouillons, et c’est ainsi que sont nés les fameux Kub !

Une cuisinière séparée était utilisée pour la préparation des repas des officiers, repas qui étaient mieux cuisinés et mieux présentés.

Traditionnellement, les repas étaient chauds pour le déjeuner, froids pour le petit-déjeuner et le dîner.

En terme de boissons, les soldats avaient le droit de boire un à deux petits verres d’eau par jour et du jus de pomme. Le jour de l’anniversaire de l’empereur, ils pouvaient boire de la bière à volonté.

Sur le front, les soldats buvaient énormément d’alcool (environ 1 litre de schnaps par soldat et par jour), pour surmonter la difficulté du quotidien.

Si vous êtes de passage en Alsace, je vous conseille vivement de visiter ce fort, lieu unique et poignant témoignage historique.

Fort de Mutzig – Tél. 06 08 84 17 42 – info@fort-mutzig.eu

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