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J’ai eu l’occasion de visiter l’incroyable Fort de Mutzig situé en Alsace, le plus grand (254 hectares !) et plus puissant fort construit avant la première guerre mondiale, mais aussi le mieux conservé de l’époque. C’est l’empereur Guillaume II qui avait pris la décision de le faire construire en 1893.

J’ai ainsi parcouru 2 kilomètres de visite à la découverte de l’hôpital, des chambres des troupes, des observatoires, de la centrale électrique, mais également des cuisines. Aujourd’hui, je vais partager avec vous les étonnantes découvertes que j’ai faites concernant la manière de cuisiner de l’époque, dans des conditions particulièrement difficiles, entre 1912 et 1918.

Voici le four à pain utilisé à l’époque :

Les soldats avaient droit à 750 grammes de pain chaque jour (soit l’équivalent de 2 à 3 baguettes). Le pain était du pain noir (car le pain noir se conservait mieux et était plus nourrissant) préparé sous forme de miche. La coutume voulait qu’un soldat coupait une miche en deux, et l’autre soldat choisissait sa moitié, pour plus d’équité. Il semble que le pain était cuit sur de la sciure de hêtre, car il s’agit d’un bois alimentaire, tout comme l’olivier.

Voici la cuisine utilisée pour nourrir les 400 soldats quotidiennement :

Les aliments les plus consommés étaient bien sûr ceux qui pouvaient être conservés à température ambiante : lentilles, pois, fayots, poissons et viandes fumés, choucroute, et pommes de terre.

La rôtissoire était utilisée pour cuire viandes et poissons. Les légumes étaient préparés séparément. Le système du bain marie était utilisé pour mélanger et réchauffer l’ensemble (sorte de potée), grâce à une grosse marmite à double paroi. Pour la petite anecdote, les repas n’étant pas particulièrement bons, pour que les soldats ne se rebellent pas, le gouvernement allemand avait fait appel à l’entreprise Knorr pour créer des bouillons, et c’est ainsi que sont nés les fameux Kub !

Une cuisinière séparée était utilisée pour la préparation des repas des officiers, repas qui étaient mieux cuisinés et mieux présentés.

Traditionnellement, les repas étaient chauds pour le déjeuner, froids pour le petit-déjeuner et le dîner.

En terme de boissons, les soldats avaient le droit de boire un à deux petits verres d’eau par jour et du jus de pomme. Le jour de l’anniversaire de l’empereur, ils pouvaient boire de la bière à volonté.

Sur le front, les soldats buvaient énormément d’alcool (environ 1 litre de schnaps par soldat et par jour), pour surmonter la difficulté du quotidien.

Si vous êtes de passage en Alsace, je vous conseille vivement de visiter ce fort, lieu unique et poignant témoignage historique.

Fort de Mutzig – Tél. 06 08 84 17 42 – info@fort-mutzig.eu

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Voici quelques conseils pour organiser un dîner en contournant toutes les contraintes que l’on peut rencontrer…

J’suis ruinée !

Si vous n’avez pas un gros budget, il y a deux principes à retenir : le premier, remplir les estomacs avec peu, et le deuxième, tricher sur les aliments !

Pour bien « caler » vos invités sans exploser le porte-monnaie, privilégiez les féculents et les aliments nourrissants ! Par exemple : feuilletés variés (au thon, au poivron, à la saucisse, etc.), chaussons de pommes de terre farcis, risottos (aux champignons, au citron, etc.). Bien sûr, il faut accompagner ces féculents d’éléments plus frais, pour ne pas non plus plomber vos amis… On peut imaginer des petites brochettes tomates/mozza, bâtonnets de carotte, etc.

On privilégie les produits de saison (et ça, ça vaut pas uniquement quand on n’a pas de sous !). Les produits de saison sont meilleurs et moins chers, pourquoi se priver ?

Télécharger le calendrier des fruits et légumes de saison (comment ça il n’est pas encore affiché sur votre frigo ?)

L’autre astuce, c’est de tricher sur les aliments ! Payer moins cher, c’est presque toujours avoir une qualité moindre… Alors au lieu de prendre un aliment haut-de-gamme moins qualitatif (type foie gras Lidl), prenez plutôt un aliment moins « chic » mais de bonne qualité (type terrine de campagne du boucher). Quelques exemples : truite fumée au lieu de saumon fumé, crevettes au lieu de gambas, poulet au lieu de boeuf, champignons de Paris au lieu de girolles, pintade au lieu d’oie, etc.

Tricher sur les aliments, c’est aussi proposer des aliments chers, mais en mini-quantité ! Par exemple, au lieu de servir trois saint-jacques par personne en entrée, on en sert une seule en amuse-bouche, panée de curry et de sésame ! Autre exemple, au lieu de proposer une tranche de foie gras par personne, on propose une salade de mâche avec des toasts de pain d’épices, et du foie gras râpé en copeaux !

Saint-Jacques panée au curry

Et bien sûr, on accomode les restes ! Quelques idées : du pain perdu avec du pain ou du croissant rassi, un gâteau ou de la confiture avec des fruits trop mûrs,  une omelette avec des restes de jambon ou de légumes.

J’ai pas de table haute !

Loin d’être indispensable ! Moi qui en ai une, je l’utilise de moins en moins lorsque je reçois des invités… Eh oui, c’est la mode des apéro dînatoires, alors on va pas se priver !

Au menu : uniquement des petites bouchées, des mini-brochettes, bref à vous la finger food et à bas les couverts !

Quelques exemples : cigarillos de brick au jambon cru, bouchées de chèvre roulé dans du pavot, verrines avocat-chèvre-tomate, tomates-cerises d’amour, makis maison, etc.

Je reçois une équipe de foot au complet !

Si vous recevez beaucoup d’invités, le plus simple, c’est encore les plats à partager ! Alors au programme : quiches, tartes, clafoutis, salades de pâtes, gâteaux, etc.

Quelques idées : quiche saumon-brocoli, quiche courgettes-vache qui rit, quiche boursin-lardons, quiche Hop-là,  tarte mangue-orange, tarte chocolat-poire, crumble speculoos-pommes, guacamole et tacos maison,…

Ma cuisine fait 2 m² !

Un mot d’ordre : OR-GA-NI-SA-TION !!

D’abord, on range systématiquement au fur et à mesure ! On sort pas tout en même temps, on travaille étape par étape, et on range dès qu’on a fini d’utiliser un produit. Sinon, c’est vite Hiroshima.

On profite également de tout ce qui peut être apporté à table à même le plat de cuisson (type quiches), ça évite de sortir à chaque fois plusieurs plats qui prennent beaucoup de place.

Ensuite, on fait de la vaisselle au fur et à mesure. On attente pas que l’évier déborde pour passer quelques coups d’éponge.

Non à l'évier qui déborde !

Enfin, on profite du moindre recoin pour stocker les plats déjà prêts : dans le micro-ondes (éteint bien sûr), dans les placards à vaisselle, etc.

J’suis overbooké(e) !

Si vous êtes comme moi quelqu’un de très pris ;-), et que vos amis ont l’habitude de se pointer à l’improviste, voici quelques idées simples pour ne pas les mettre à la porte (et tant qu’à faire les garder comme amis) :

– vous pouvez accomoder un plat déjà prêt pour y mettre votre patte : de la noix de muscade sur un gratin surgelé, une cuillère de confiture à la mirabelle sur une tranche de foie gras tout prêt, des boulettes de viande épicées à partir de simples steaks hachés emballés, une chantilly maison avec une glace Picard, etc.

– on privilégie les préparations froides sans cuisson, donc plus rapides (salades, verrines de légumes froids)

– on sort un des fameux « appareils conviviaux« , genre une plancha, et on sort tous ses restes : champignons, crevettes, poulet, boeuf, poisson, poivron, courgette, bref, tout y passe !

– euh… se faire aider, ça fonctionne pas mal aussi 😉

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